ONEM LES OPÉRATIONS FINANCIÈRE PRÉSENTENT DE SÉRIEUSES IRRÉGULARITÉS : LE DG FANON BEYA DANS LE VISEUR DE L’IGF

Kinshasa, 21 novembre 2025 – L’Office National de l’Emploi (ONEM) se retrouve sous le feu des projecteurs après la publication des conclusions d’une mission d’inspection financière menée par l’Inspection Générale des Finances (IGF). Le Directeur Général de l’ONEM, Fanon Beya, est désormais dans le collimateur des autorités de contrôle pour des pratiques jugées préoccupantes.

Selon le rapport officiel n° N/R62169/PRAGFAG-CS/BBC/NMM/2025 signé par l’Inspecteur Général des Finances, Christophe Bitasimwa Bahii, les opérations financières de l’ONEM présentent de sérieuses irrégularités. Sur un total de dépenses soumises à validation de 8.958.700 CDF et 245.429 USD, seuls 2.533.315 CDF et 46.941 USD ont été validés. Les montants restants, soit 6.425.385,80 CDF et 198.488,50 USD, n’ont pas été approuvés, traduisant un taux de conformité respectivement de 19,12% et 20,8%. Un score jugé « très insuffisant » par l’IGF.

Parmi les autres irrégularités relevées :

  • Le non-respect du Décret n°24/088 du 4 octobre 2024, régissant le statut des mandataires publics dans les établissements publics.
  • Une gestion budgétaire et de trésorerie défaillante.
  • Un recours excessif aux découverts bancaires pour financer le fonctionnement de l’institution.
  • L’existence d’arriérés de paie de la prime interne s’élevant à trois mois.
  • L’absence d’outils de gestion fondamentaux, tels que l’organigramme, le budget ou le statut du personnel.

Face à ces constats, l’IGF recommande au Directeur Général de l’ONEM :

  • Le strict respect du décret sur le statut des mandataires publics.
  • La mise à jour du répertoire des structures redevables à la contribution patronale.
  • L’activation des crédits budgétaires inscrits dans la Loi des Finances pour les interventions économiques.
  • L’apurement immédiat des arriérés de paie des primes internes.
  • Le renforcement des outils de gestion et des capacités des services administratifs, financiers et techniques.
  • La préparation de tous les justificatifs de dépenses engagées.

L’IGF insiste sur le fait que la mise en œuvre effective de ces recommandations est cruciale pour améliorer la bonne gouvernance au sein de l’ONEM.

Cette mise en lumière des faiblesses financières et administratives de l’ONEM intervient dans un contexte où la transparence dans la gestion des établissements publics reste une priorité pour les autorités congolaises. Le Directeur Général Fanon Beya se retrouve désormais face à une pression croissante pour régulariser la situation.

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