Par Eugène Diomi Ndongala (Démocratie Chrétienne)
Dans une adresse vibrante prononcée le 8 décembre 2025 devant les deux Chambres réunies en Congrès, le Président Félix Tshisekedi a livré un discours sur l’état de la Nation qui dépasse la simple reddition des comptes. Comme le souligne Eugène Diomi Ndongala, l’intervention du Chef de l’État a transformé une année marquée par la guerre et la souffrance en un puissant appel à l’espoir, à la résilience et au sursaut national.
Un début empreint d’humilité et de compassion
Dès les premières lignes, Tshisekedi adopte un ton empathique en rendant hommage aux victimes de l’Est et à leurs familles. Cette compassion, analysée par Diomi Ndongala comme une “force politique”, crée un lien émotionnel puissant avec la population.
Le Président magnifie ensuite les FARDC et les Wazalendo, qu’il décrit comme les “piliers de la Nation”, renforçant la fierté et la reconnaissance du peuple envers ses défenseurs.
Sécurité : une fermeté souveraine et une stratégie claire
Le cœur du discours concerne la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Tshisekedi dénonce la “guerre d’agression par procuration” menée par l’AFC/M23 avec l’appui du Rwanda.
Comme le note Diomi Ndongala, la force du discours réside dans sa capacité à transformer cette menace en démonstration de résilience nationale.
Le Président réaffirme que les accords de Washington ne touchent en rien à la souveraineté congolaise :
“Aucune forme de partage de souveraineté.”
Sa feuille de route en quatre priorités — retrait des forces étrangères, assèchement du financement de la violence, protection des civils, accès humanitaire — positionne la RDC comme un acteur stratégique, déterminé et maître de sa destinée. L’appel à l’unité nationale renforce cette ambition d’une paix durable.
Économie : optimisme pragmatique et progrès visibles
Malgré les difficultés, Tshisekedi met en avant des avancées notables : stabilisation du taux de change, augmentation des réserves internationales, électrification et partenariat renforcé avec les États-Unis pour les minerais critiques.
Kinshasa, décrite comme “une capitale qui suffoque”, devient sous sa vision un vaste chantier de modernisation, notamment avec le parc industriel de Maluku et la réhabilitation d’aéroports clés comme Matadi et Ndjili.
Selon Diomi Ndongala, le Chef de l’État transforme les défis structurels en opportunités de croissance, ancrant son narratif dans le concret et le quotidien des Congolais.
Social : un investissement massif dans l’avenir
Le volet social est dominé par l’un des progrès les plus marquants : la construction de 1 384 nouvelles écoles, accélérant la gratuité de l’enseignement.
Le Président insiste aussi sur la santé, l’accueil des déplacés et l’amélioration des conditions de vie, soulignant que la paix est aussi sociale, pas uniquement militaire.
Son refus d’un dialogue national improvisé, “hors de son initiative”, exprime une volonté de stabilité institutionnelle, centrée sur le recensement national et une relance économique inclusive.
Une conclusion qui galvanise
Diomi Ndongala voit dans la clôture du discours un moment symbolique fort, où Tshisekedi transforme les ténèbres en horizon lumineux :
“RDC, lève-toi, sois éclairée… Les ténèbres ne régneront pas toujours.”
Ces mots résument l’esprit de l’adresse : une nation blessée mais debout, un peuple résilient, et un avenir que le Président appelle chacun à bâtir.
Une vision qui dépasse le bilan
Dans son analyse, Eugène Diomi Ndongala affirme que ce discours n’est pas une conclusion, mais un point de départ.
Un appel vibrant à la renaissance nationale, où chaque Congolais est invité à devenir acteur de la montée en puissance du pays.
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