Alors que certaines voix s’élèvent pour réclamer le retrait des troupes burundaises engagées en République démocratique du Congo (RDC), Bujumbura a tenu à clarifier sa position. Édouard Bizimana, haut responsable burundais, a été sans ambiguïté : « Aucun retrait n’est envisageable tant que la mission n’est pas achevée. »
Un engagement militaire qui n’est pas prêt de s’interrompre
Selon Bizimana, les forces burundaises operant dans l’Est de la RDC resteront en place aussi longtemps que nécessaire pour mener à bien la mission convenue entre les deux États. Il a rappelé que cet engagement militaire s’inscrit dans le cadre d’une coopération bilatérale visant à neutraliser les groupes armés qui menacent la stabilité des deux pays.
Une décision qui appartient exclusivement à Kinshasa
Dans sa déclaration, Bizimana a insisté sur un point essentiel : seule la République démocratique du Congo, partenaire direct du Burundi dans l’opération, est habilitée à décider d’un éventuel retrait ou d’une reconfiguration des troupes sur son territoire.
Autrement dit, les pressions extérieures ou les appels unilatéraux ne sauraient dicter la conduite du Burundi dans ce dossier hautement stratégique.
Un message de fermeté dans un contexte régional tendu
Cette sortie intervient dans un climat sécuritaire déjà marqué par des tensions accrues dans la région des Grands Lacs. La présence de forces étrangères engagées aux côtés des FARDC fait l’objet de débats, mais pour Bujumbura, la priorité reste la stabilisation de la zone et l’éradication des groupes rebelles actifs aux frontières.
Un partenariat RDC–Burundi toujours solidement assumé
Pour les autorités burundaises, le maintien des troupes est non seulement légitime, mais indispensable. La coopération militaire avec Kinshasa demeure une pierre angulaire de leur stratégie sécuritaire commune.
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