« La République est prise en otage par des ennemis internes pendant que nos soldats meurent au front »
ALERTE NATIONALE – DÉCLARATION POLITIQUE
Face à la dégradation alarmante de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo, je, Eugène Diomi Ndongala, homme politique congolais et patriote engagé, lance une alerte solennelle à la Nation.
La RDC traverse l’une des phases les plus critiques de son histoire récente. À l’Est, nos populations continuent de subir les violences des groupes armés soutenus par des puissances étrangères. À l’Ouest, dans le Grand Bandundu, la milice Mobondo, longtemps présentée comme un phénomène local, est désormais une véritable rébellion structurée qui étend dangereusement son emprise jusqu’aux portes de Kinshasa.
Les récents affrontements de Bolingo, ayant coûté la vie à plusieurs dizaines de Congolais, dont des soldats des FARDC, ne sont pas un simple fait divers. Ils constituent le symptôme d’un mal plus profond : la trahison de la République de l’intérieur.
Le 28 décembre 2025 à Kikwit, le capitaine Anthony Mwalushay, porte-parole des opérations FARDC-Ngemba, a levé un coin du voile en affirmant publiquement que des personnalités proches du sommet de l’État soutiennent la milice Mobondo, affichant une loyauté de façade le jour, mais finançant la terreur la nuit.
Ces propos d’une gravité extrême confirment ce que de nombreux Congolais redoutaient déjà : notre armée combat non seulement des ennemis extérieurs, mais aussi des réseaux internes tapis au cœur même du pouvoir.
À l’Est du pays, le même scénario se répète.
Le général Sylvain Ekenge, ancien porte-parole national des FARDC, a dénoncé des infiltrations étrangères et des complicités internes au sein de l’appareil sécuritaire. Sa suspension immédiate, intervenue le 29 décembre 2025, ressemble moins à une mesure administrative qu’à une sanction contre la vérité.
Je m’adresse ici à la conscience nationale :
quand des officiers supérieurs parlent d’entraves politiques, de pressions pour arrêter des opérations militaires et de trahisons au sommet de l’État, il ne s’agit plus de rumeurs, mais d’un cri de détresse de la République.
Nos soldats meurent à Bolingo, à Rutshuru, à Masisi et ailleurs, pendant que certains, dans les salons feutrés du pouvoir, jouent un double jeu. Cette situation est moralement intolérable et politiquement suicidaire.
Je demande solennellement :
l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes sur les complicités internes dénoncées par les FARDC ;
la protection des officiers qui osent dire la vérité ;
la fin de toute interférence politique dans les opérations militaires ;
un sursaut patriotique au sommet de l’État.
La Nation ne survivra pas à une guerre où les ennemis portent l’uniforme de la République le jour et financent la mort la nuit.
Le peuple congolais mérite la vérité. Et la République mérite des dirigeants loyaux, pas des fossoyeurs.
Eugène Diomi Ndongala
Homme politique congolais
Alerte à la Nation – Décembre 2025
