Rarement la capitale congolaise aura vibré avec une telle intensité. Ce lundi 17 novembre, le retour des Léopards a déclenché une marée humaine, des avenues de Ndjili aux tribunes du Stade des Martyrs. Sirènes, vuvuzelas, tam-tams, chants improvisés : la ville entière a basculé dans une célébration spontanée, comme un souffle collectif après des jours d’émotions.
Au cœur de cette effervescence, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a livré un message fort, mêlant ferveur populaire et vision politique du sport comme ciment national.
> « Il ne faut pas attendre la qualification pour encourager les jeunes. Le jour où nous serons qualifiés, nous pourrons encore célébrer. Au regard du parcours qu’ils ont réalisé, ces garçons méritaient d’être encouragés. N’oublions pas qu’ils disputeront aussi la CAN », a-t-il déclaré devant une foule électrique.
Portés par l’appel du Chef de l’État, des milliers de Kinois ont accompagné les joueurs dans un bain de foule impressionnant, transformant leur retour en démonstration d’unité nationale. Plus qu’une célébration sportive, c’est une manifestation de patriotisme assumé, une réponse symbolique face aux défis et aux doutes.
Cette communion survient après la qualification des Léopards pour les barrages intercontinentaux, obtenue au terme d’une séance de tirs au but suffocante face au Nigeria. Une victoire à la force du mental, qui rallume l’espoir et installe un nouveau narratif : soutenir avant de juger, applaudir avant de gagner.
À Kinshasa, le football redevient un acte d’identité.
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