Mort de Magloire Paluku : zones d’ombre, tensions internes et inquiétudes au sein du M23

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Goma RDC, la mort de Magloire Paluku, cadre congolais influent du Mouvement du 23 mars (M23) et responsable de la communication du groupe, continue de susciter de vives spéculations et d’importants remous internes. Plusieurs sources locales, non encore confirmées par des autorités indépendantes, évoquent une possible exécution interne liée à un climat croissant de méfiance au sein du mouvement.

Des allégations de trahison interne

Selon une source basée à Goma, Magloire Paluku aurait été suspecté d’avoir consulté des documents confidentiels destinés uniquement aux plus hauts responsables militaires du mouvement et à leurs soutiens régionaux. Ces documents contiendraient, selon ladite source, des informations sensibles sur les véritables objectifs militaires et politiques poursuivis dans l’Est de la RDC.

Toujours selon ces allégations, la prise de connaissance de ces éléments aurait poussé Paluku à tenter de fuir Goma par le territoire ougandais. Il aurait été intercepté, ramené dans la ville et exécuté après un interrogatoire violent. Aucune confirmation indépendante n’a pour l’instant pu être obtenue.

Un plan controversé qui alimente les inquiétudes

Les documents que Paluku aurait consultés décriraient, d’après la même source, une stratégie militaire et politique à long terme visant à modifier profondément les équilibres territoriaux en République démocratique du Congo.

Ce plan présumé évoquerait :

1. Une avancée stratégique vers Kalemie, pour couper l’Est du reste du territoire national.

2. Une progression vers Kisangani, considérée comme un nœud stratégique majeur.

3. Une extension vers la région du Katanga, riche en ressources minières.

4. La proclamation d’un “État autonome du Kivu”, sous influence extérieure.

5. L’appui à des mouvements sécessionnistes dans l’ex-Katanga, avec des personnalités politiques locales présentées comme figures de transition.

Il convient de noter que ces affirmations ne reposent à ce stade que sur des témoignages non vérifiés et doivent être traitées avec prudence.

Corneille Nangaa également sous pression ?

Plusieurs témoignages mentionnent que Corneille Nangaa, acteur politique congolais associé aux initiatives du M23, serait également surveillé de près par la direction du mouvement. Certaines sources craignent qu’il puisse être visé par des mesures similaires à celles qui auraient touché Paluku.

Là encore, aucune confirmation officielle n’a été émise.

Climat de peur et tensions internes

Depuis la disparition de Magloire Paluku, des signes de crispation seraient observés parmi les cadres congolais du mouvement. Certains réaliseraient, selon les récits recueillis, qu’ils ne seraient pas impliqués dans un projet politique conforme à ce qu’on leur avait présenté, mais potentiellement dans une dynamique régionale visant à remodeler la géopolitique congolaise.

Des tentatives de fuite de Goma auraient été rapportées, mais les contrôles stricts sur les routes et dans les quartiers rendraient tout départ extrêmement risqué.

Vers de nouvelles purges ?

Des sources proches du mouvement évoquent la possibilité d’autres éliminations internes dans les jours à venir, visant des cadres jugés insuffisamment loyaux. Le climat de suspicion contribuerait à paralyser certaines structures internes du M23.

Une situation à suivre avec vigilance

L’ensemble de ces informations, largement basées sur des témoignages qui n’ont pas encore été corroborés par des sources indépendantes, appelle à une grande prudence. Toutefois, elles reflètent le niveau de tension, de fragmentation et de rivalités internes qui semblent gagner le mouvement dans un contexte déjà explosif dans l’Est de la RDC.

La situation à Goma demeure volatile, et de nouvelles évolutions sont attendues dans les prochains jours.

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