Une nouvelle vague de violences attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) a frappé le territoire de Lubero, faisant 89 morts civils entre le 13 et le 19 novembre, selon un communiqué publié vendredi 21 novembre par la MONUSCO. La mission des Nations Unies évoque une « violence indiscriminée » et alerte sur la vulnérabilité croissante des populations déjà éprouvées par des années de conflits.
Les attaques ont touché principalement les chefferies de Bapere et Baswagha. Parmi les victimes figurent de nombreuses femmes et enfants. À Byambwe, un centre de santé catholique a été particulièrement visé : 17 personnes, dont des patientes en maternité, ont été exécutées, et plusieurs bâtiments incendiés un acte qui compromet gravement l’accès aux soins dans cette zone enclavée.
D’autres localités, notamment Mabiango, Tunarudi, Sambalysa, Thucha et Butsili, ont également été ciblées. Les assaillants, affiliés à l’État islamique, y ont procédé à des enlèvements, pillages et destructions de biens communautaires, aggravant une crise humanitaire déjà critique et provoquant de nouveaux déplacements massifs.
Le chef par intérim de la MONUSCO, Bruno Lemarquis, a exprimé sa solidarité avec les familles endeuillées et condamné fermement ces attaques, rappelant qu’elles pourraient constituer des crimes de guerre. Il a réaffirmé l’engagement de la mission onusienne aux côtés des autorités congolaises et des FARDC pour la protection des civils et la lutte contre l’impunité.
La MONUSCO appelle enfin à une mobilisation concertée des acteurs nationaux, régionaux et internationaux afin de mettre fin à cette spirale meurtrière dans l’Est de la RDC.
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