Suspension de deux Directeurs à l’ONEM : Fanon Beya accusé d’étouffer la vérité !

  • Post category:Société

Durant deux ans à la tête de l’Office National de l’Emploi, Monsieur Fanon Beya n’a pas tiré ladite entreprise du portefeuille de l’État du gouffre dans laquelle elle est plongée. La dernière en date vise Kambidi Tutu Lek, Directeur provincial de Kinshasa, suspendu « à titre conservatoire » dans une décision qui alimente déjà la polémique.

À part le directeur provincial, il y a aussi le directeur de recouvrement.

Dans une correspondance du 29 septembre 2025, le DG a écarté M. Kambidi en l’accusant d’« avoir procédé à des affectations du personnel sans qualité ni titre » et d’avoir négocié un contrat avec la société Orange sans autorisation de la hiérarchie. La sanction est assortie d’une privation de la prime interne, ce qui accentue le caractère punitif de la mesure.

Cependant, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer ce qui est perçu comme un abus de pouvoir. Des cadres de l’ONEM affirment que Fanon Beya outrepasse ses prérogatives en procédant à des suspensions « en cascade », sans consulter le conseil d’administration comme l’exige le statut de l’établissement public. Pour eux, ces décisions relèvent davantage d’une chasse aux sorcières que d’une gestion responsable.

Le climat délétère qui s’installe inquiète jusqu’au sein du personnel. Des sources internes décrivent une atmosphère de peur et d’incertitude, où la moindre initiative d’un cadre peut être interprétée comme une faute grave. « On ne gère plus, on survit », confie sous anonymat un agent de l’ONEM, qui redoute d’être la prochaine cible.

Face à cette dérive, le ministre du Travail et de la Prévoyance sociale est interpellé. 

Les syndicats et certains élus appellent à mettre fin à ce qu’ils qualifient d’« arbitraire » et à rétablir un cadre de travail apaisé. Selon eux, l’ONEM ne peut pas être transformé en champ de règlements de comptes personnels.

En toile de fond, c’est la gouvernance même de l’institution qui est mise en cause. Si les fautes reprochées à M. Kambidi doivent être établies, les observateurs estiment qu’elles devraient être traitées dans le respect des règles statutaires et des procédures légales. Faute de quoi, Fanon Beya risque de voir son image écornée et de fragiliser encore davantage une institution censée être au service des chômeurs congolais.

Laisser un commentaire