Ministère des finances  : Selon Doudou Fwamba Likunde, l’économie 

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Congolaise est robuste et résiliente.

D’habitude pas très friands de sortie médiatique, le ministre des finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi en a fait une de façon exceptionnelle sur la radio Top Congo, ce lundi 29 septembre dernier.

Au cours de cette émission qui a été largement suivie par des congolais, l’argentier national a convaincu plus d’un compatriote par sa maîtrise parfaite des finances publiques, et surtout par la grande qualité du travail qu’il ne cesse d’abattre, sur le leadership du président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sur la supervision de la première Ministre Judith Suminua afin de doter le gouvernement des ressources financières de sa politique de développement intégral du pays.

L’émission a été d’une haute facture tél que le ministre Doudou Fwamba s’est livré à dresser un bilan assez détaillé de l’état actuel des finances publiques de la RDC, des réformes qu’il a entreprises pour stabiliser le cadre macro-économique, ainsi que pour transformer l’économie congolaise, aujourd’hui devenue robuste et résiliente.

Pour rappel à son arrivée au gouvernement en juin 2024, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, la situation était préoccupante : taux de change à 2 847 FC pour un dollar, inflation à 23,8 %, et dépréciation de la monnaie de 24 %. Cette instabilité était liée aux déséquilibres des finances publiques, accentués par les chocs extérieurs (guerres en Ukraine, au Moyen-Orient et insécurité à l’Est).

Le gouvernement a alors adopté une politique économique de la demande, combinant rigueur et relance :

 • Investissements publics accrus et discipline budgétaire, en privilégiant la qualité des dépenses.

 • Allègements fiscaux et baisses de droits de douane sur les produits de première nécessité.

 • Coordination renforcée avec la Banque centrale pour stabiliser la monnaie.

Résultat : après quinze mois, le franc congolais s’est maintenu autour de 2 850 FC/USD, et l’économie affiche une croissance robuste de 6,5 % en 2024, au-dessus des prévisions du FMI et de la moyenne régionale.

Le Ministre a rappelé que cette performance doit être traduite dans la vie quotidienne des Congolais, en travaillant désormais sur le structurel : renforcer l’offre intérieure, soutenir l’emploi et améliorer durablement le pouvoir d’achat, conformément au Pacte 2024-2028 du Chef de l’État, « Plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat ».

Réformes et gouvernance

 • Facture normalisée : outil de transparence et de traçabilité, permettant la collecte numérique des taxes et redevances.

 • Réforme du secteur des jeux de hasard : déjà adoptée en Conseil des ministres, avec un régime fiscal modernisé et une recette potentielle de 1,7 milliard USD, grâce notamment à l’identification numérique des parieurs.

 • Plan de trésorerie (PTR) : discipline dans l’exécution budgétaire et maîtrise du déficit (1,6 % du PIB).

 • Augmentation de la masse salariale pour les enseignants, militaires, policiers, médecins, magistrats et professeurs d’université.

Infrastructures et investissements

Grâce à la réduction du train de vie des institutions, plus de 52 milliards de FC (15 millions USD) ont été réorientés vers la trésorerie, finançant de nombreux projets :

 • Voirie urbaine à Kinshasa : plus de 400 km réhabilités.

 • Routes nationales : RN4 Buta-Kisangani, RN50 Isiro, RN26 Bombari-Watsa, RN4 Mbuene-Ditu.

 • Projets provinciaux : routes et ouvrages dans le Haut-Uélé, Ituri, Tshopo, Bandundu, Équateur, Kasaï, Kikwit, Gemena, Boende, Mbandaka…

 • Grandes infrastructures : modernisation de l’aéroport de Bunia, poursuite des travaux du Centre financier et de l’Arena de Kinshasa – avec exigence du respect de la légalité et de la souveraineté économique dans les partenariats.

Perspectives

Le Ministre a affirmé que la mobilisation des 20,3 milliards USD prévus au budget 2026 est possible, sauf en cas de chocs extérieurs. Il a insisté sur la nécessité de maintenir la sobriété, de gérer avec transparence et de veiller à ce que chaque investissement bénéficie directement à la population.

En conclusion, il a rappelé que « notre économie est debout, robuste et résiliente », mais que le véritable défi est désormais de transformer cette résilience en amélioration concrète des conditions de vie des Congolais.

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